Une diététicienne propose la châtaigne à la place des pâtes ou du riz
Fibres, potassium, magnésium, sans gluten : ce que dit Caroline Seguin à Top Santé le 9 octobre 2026, et comment distinguer la châtaigne du marron d’Inde.
En bref
- Sa thèse : la châtaigne est un féculent intéressant, que l’on peut mettre à la place des pâtes ou du riz.
- Elle en met une ou deux poignées dans la poêle, et la coque noircit un peu pendant que la chair cuit et grille.
- Lancé par le chef Jacques Marcon, triplement étoilé, ce rendez-vous réunit ateliers, balades mycologiques, randonnées gourmandes, conférences, visites et dégustations, avec pour objectif affiché « le bon et le bien manger ».
Le 9 octobre 2026, Top Santé a publié un entretien avec Caroline Seguin, diététicienne-nutritionniste et comportementaliste, consacré à la châtaigne, ce fruit d’automne que l’on ramasse sur les chemins forestiers en octobre. Sa thèse : la châtaigne est un féculent intéressant, que l’on peut mettre à la place des pâtes ou du riz. Voici ce que l’experte avance, ce qu’il faut lire avec prudence, et les gestes de préparation et de sécurité qui restent valables d’une saison à l’autre.
Des fibres en plus, des chiffres à lire avec recul
Selon Caroline Seguin, la châtaigne est un glucide complexe qui fait partie des féculents. Elle la juge capable de remplacer les pâtes et le riz, car elle serait beaucoup plus riche en fibres tout en rassasiant autant. Pour l’étayer, la diététicienne donne des repères sur des châtaignes préparées vendues en bocal : environ 145 kilocalories pour 100 g, un niveau qu’elle juge identique à celui des pâtes comme du riz ; côté fibres, 4 g aux 100 g contre 1,5 g pour ces deux féculents.
Potassium, magnésium et absence de gluten
D’après Top Santé, la châtaigne apporte du potassium, que le magazine associe à la régulation de la tension, à la contraction des muscles et au bon fonctionnement du système nerveux. Elle fournit aussi du magnésium, lié à la solidité osseuse, à un rythme cardiaque sain et à une bonne fonction des muscles. Dernier point mis en avant : la châtaigne ne contient pas de gluten, ce qui en fait une piste pour les personnes qui le tolèrent mal et qui se lassent du riz et du quinoa.
Bocal ou fruits crus : les gestes conseillés
Pour en manger régulièrement, la diététicienne recommande le bocal : les châtaignes y sont déjà préparées, et il suffit de les chauffer, dans un four ou dans une poêle.
Achetées crues et en vrac, elles demandent un geste préalable. Caroline Seguin pratique une fente sur le dos bombé du fruit ou vers son extrémité supérieure, afin que la chaleur ne pénètre pas à l’intérieur et ne les fasse pas sauter. Elle en met une ou deux poignées dans la poêle, et la coque noircit un peu pendant que la chair cuit et grille. Top Santé évoque aussi le gril à la cheminée, dans une poêle à trous « à l’ancienne ».

Pour choisir les fruits crus, l’article de masculin.com, daté du 25 octobre 2025, conseille de privilégier des fruits bien dodus, dont la coque luit sans présenter de tache, et cite les variétés Bouche de Bétizac, Marigoule et Comballe. Le même article décrit aussi une cuisson à l’air fryer en trois temps :
- entailler la coque sur la face bombée, sur environ 2 cm, la châtaigne posée à plat ;
- laisser tremper les fruits de 15 à 30 minutes dans l’eau froide, pour assouplir la coque ;
- les égoutter, puis les cuire 15 minutes à 200 °C en secouant le panier à mi-cuisson.
Ce sont des conseils de cuisine, pas des données nutritionnelles, et ils n’engagent que leur auteur.
Des assiettes d’automne, avec ou sans viande
Originaire du Sud-Ouest, Caroline Seguin cite, selon Top Santé, un repas automnal idéal : une cuisse de canard confite, une poêlée de châtaignes et quelques côtes de potimarron cuites au four. Pour les végétariens, elle recommande d’associer la châtaigne à la courge : une butternut coupée en deux et cuite au four, dont la chair se défait et que l’on garnit de féta ou de crème fraîche mêlée de châtaignes.
Selon masculin.com, les châtaignes cuites se dégustent avec de la fleur de sel ou du beurre frais, ou accompagnent une volaille rôtie ou une poêlée de champignons. Côté soupe, l’article de public.fr, daté du 22 septembre 2024, associe 200 g de châtaignes cuites à 300 g de girolles, une échalote et un litre de bouillon de volaille. L’ensemble mijote une quinzaine de minutes, puis se mixe avec un peu de crème liquide.
Le marron d’Inde, un sosie toxique
Ramasser ses châtaignes en forêt expose à une confusion avec le marron d’Inde, dont les fruits sont toxiques et ne se mangent pas. Top Santé rappelle, en s’appuyant sur l’Anses, que ce quiproquo se répète chaque année et provoque des intoxications digestives : nausées, vomissements et douleurs abdominales.
Pour les distinguer, Top Santé décrit la bogue de la châtaigne : une capsule brune, hérissée de piquants, qui renferme deux à trois fruits petits, aplatis et triangulaires. Le marron d’Inde, plus gros et arrondi, se trouve seul dans une capsule épaisse et verte, hérissée de petits pics courts, distants les uns des autres.
Un rendez-vous gourmand en Ardèche et en Haute-Loire
Dans un autre registre, le site Linternaute signale qu’en Ardèche comme en Haute-Loire, l’automne amène champignons, courges et châtaignes sur les étals. Pour célébrer ces produits, l’Automnal gourmand se déroule entre le 26 septembre et le 8 novembre 2026. Lancé par le chef Jacques Marcon, triplement étoilé, ce rendez-vous réunit ateliers, balades mycologiques, randonnées gourmandes, conférences, visites et dégustations, avec pour objectif affiché « le bon et le bien manger ».
Photo : Ylanite / Pixabay